Pas de mangas à la Belle Epoque !

Posté le Dimanche 17 juillet 2011

Pancrace Eusèbe Zéphyrin Brioché, dit savant Cosinus est le héros d’une des premières bandes dessinées françaises due à Christophe (1856 – 1945) : L’idée fixe du savant Cosinus. Elle parut à partir de 1893 sous forme de feuilleton.

Christophe a pris modèle sur des mathématiciens et physiciens célèbres du xixe siècle. Son modèle principal serait Jacques Hadamard, un mathématicien bien connu pour sa distraction. Mais il a aussi recueilli des anecdotes sur Paul Painlevé, Henri Poincaré et aussi les physiciens André-Marie Ampère – connu pour sa distraction – et François Arago.

Dans ce livre le savant Cosinus souhaite faire le tour du Monde et « civiliser les nègres » . Pour ce faire il invente les moyens de transport les plus farfelus, mais ne dépasse que très peu les portes de Paris.
Parmi ces inventions, la plus remarquable est l’anémélectroreculpédalicoupeventombrosoparacloucycle « utilisant tous les moyens de propulsion connus et même inconnus ». (Wikipedia)

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Cordial salut à nos profs de maths qui écrivent encore à la craie !

 

 

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On lui doit aussi le célèbre « Sapeur Camember » …

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…et la famille Fenouillard

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Tout ceci est l’oeuvre de Georges Colomb un bien intéressant personnage. Normale Sup’, licencié en maths, en sciences physiques, en sciences naturelles puis docteur. Il enseignera cette discipline toute sa vie (compta Proust parmi ses élèves).

Ami de Jaurès il donna des cours particuliers aux enfants Dreyfus pendant « l’Affaire ». Pour en savoir plus (et cela vaut le déplacement) c’est ici

 

Impossible de faire l’impasse sur Les Pieds Nickelés de Forton (par ailleurs créateur de Bibi Fricotin), vous saurez tout sur ces trois personnages en visitant le site de Matthieu Chevrier (c’est très copieux, quel travail !) ici

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Pour terminer l’incontournable

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Sujet polémique au possible en raison de la vision des « provinciaux » (les Bretons) par une certaine bourgeoisie parisienne en ces temps de fort exode rural.

Pour se documenter sur de nombreux personnages de BD (dont Bécassine et les Pieds Nickelés) se rendre sur le site des étudiants en « documentation » de l’université de Lille voir ici

 

 

On évoquera aussi la condition féminine à la Belle Epoque (http://spip.malefices.com/spip.php?article2)

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L’image de la femme proposée dans les documents d’époque parle d’elle même, comme le montre le document ci-après (voici le texte des cartouches, de gauche à droite en suivant la pyramide) :

 LA SŒUR DE CHARITÉ :

« Misère et douleurs je soulage,

Dieu me soutient et m’encourage ».

 LA SAGE-FEMME :

« Je vous soigne avec expérience,

Au moment de votre naissance ».

 LA MAÎTRESSE D’ÉCOLE :

« Aux filles pendant leur jeunesse,

J’enseigne vertus et sagesse ».

 LA MARCHANDE :

« Des femmes avec habileté,

J’augmente et pare la beauté ».

 LA SERVANTE :

« Je couds, blanchis et sers à table,

Aussi je suis indispensable ».

 L’OUVRIÈRE :

« À tous mes travaux, je m’applique,

Dans l’atelier ou la fabrique ».

 LA PAYSANNE :

« Croyez en dieu qui par ma main ;

À tous vous donnera du pain ».

 

 

 

 

kernoa @ 8:01
Enregistré dans Histoire
Encore un coup de gueule !

Posté le Samedi 16 juillet 2011

Le président de la République a fait quelque chose (il fait toujours quelque chose !) ; il a dépêché le patron de l’armée de terre pour étudier les moyens d’améliorer la sécurité de nos soldats.

Cela ne l’avait donc pas été auparavant ? On avait donc envoyé des troupes sans avoir tout « étudié », cela n’a pas été le souci permanent de l’Etat-Major ni du président ?

Bel exemple de cynisme !

Le journal d’hier, la photo d’un parachutiste tué ces derniers jours. Je ne peux m’empêcher de penser, avec amertume,  que lui et sa famille auraient été contents si ces nouvelles « études » avaient été faites un peu plus tôt.

Entendu « c’est leur boulot, ils ont choisi… ».

J’aurais aussi sans doute dit cela il y a des années…

La suppression du service militaire a été un bouleversement mais un militaire professionnel reste au service de la nation, il obéit au pouvoir politique (quand bien même la politique de ce dernier semble plus qu’hésitante dans le cas présent).

Sinon il n’est rien d’autre qu’un mercenaire.

La nation de son côté doit tout faire pour équiper ses soldats (et à lire les anciens billets de mr Méchet quand il était encore à Libé il semble que l’on en soit bien loin, économies obligent) et tout mettre en œuvre pour les protéger.

Je crois que cela s’appelle le lien armée-nation.

 

Si les militaires font les guerres ce sont les politiques qui les décident !

 

« The Green Fields of France » Une chanson d’Eric Bogle, compositeur australien (à qui l’on doit aussi « And the Band Played Waltzing Matilda »). C’est un long monologue sur la tombe d’un soldat mort pendant la Première Guerre mondiale.

Oh how do you do, young Willy McBride
Do you mind if I sit here down beside your graveside
And rest for a while ‘neath the warm summer sun
I’ve been walking all day, and I’m nearly done
And I see by your gravestone you were only nineteen
When you joined the great fallen in 1916
Well I hope you died quick
And I hope you died clean
Oh Willy McBride, was is it slow and obscene

Did they beat the drums slowly?
Did they play the fife lowly?
Did they sound the death march as they lowered you down?
Did the band play the Last Post in chorus?
Did the pipes play the Flowers of the Forest?

And did you leave a wife or a sweetheart behind
In some loyal heart is your memory enshrined
And though you died back in 1916
To that loyal heart you’re forever nineteen
Or are you a stranger without even a name
Forever enshrined behind some old glass pane
In an old photograph torn, tattered, and stained
And faded to yellow in a brown leather frame

Did they beat the drums slowly?
Did they play the fife lowly?
Did they sound the death march as they lowered you down?
Did the band play the Last Post in chorus?
Did the pipes play the Flowers of the Forest?

The sun shining down on these green fields of France
The warm wind blows gently and the red poppies dance
The trenches have vanished long under the plow
No gas, no barbed wire, no guns firing now
But here in this graveyard that’s still no man’s land
The countless white crosses in mute witness stand
To man’s blind indifference to his fellow man
And a whole generation were butchered and damned

Did they beat the drums slowly?
Did they play the fife lowly?
Did they sound the death march as they lowered you down?
Did the band play the Last Post in chorus?
Did the pipes play the Flowers of the Forest?

And I can’t help but wonder oh Willy McBride
Do all those who lie here know why they died?
Did you really believe them when they told you the cause?
Did you really believe that this war would end wars?
Well the suffering, the sorrow, the glory, the shame
The killing and dying it was all done in vain
Oh Willy McBride it all happened again
And again, and again, and again, and again

Did they beat the drums slowly?
Did they play the fife lowly?
Did they sound the death march as they lowered you down?
Did the band play the Last Post in chorus?
Did the pipes play the Flowers of the Forest?

La première est la version chantée par les Fureys et la seconde est une version en allemand (Es ist an der Zeit par Hannes Wader)

Quand on regarde les deux cela laisse à réfléchir !

 

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kernoa @ 10:16
Enregistré dans Histoire
Etat d’esprit

Posté le Jeudi 14 juillet 2011

 

 

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kernoa @ 7:03
Enregistré dans Billevesées
Petit bonheur du jour

Posté le Mardi 12 juillet 2011

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Comme chez les Trois mousquetaires qui étaient quatre, « Le Duo des non » comprend trois membres, dont deux virils. Pour qui ne les connaîtrait pas encore ils officient sur Sud Radio tous les jours à 17 heures (avec une rediffusion aux aurores). Ils se produisent aussi en spectacle.

Ils ont donné vie à un village (Bourcagneux) et à ses (nombreux) habitants tous plus loufoques les uns que les autres : de Christophe MourseBolle, entraîneur de la plus lamentable équipe cadette de rugby (Garriguette et compagnie), ce qui désole le président Lapujolle (charcutier de son état) au salon de coiffure de madame Verduran et de l’étonnant Jean-Pascal.

Le maire (Marcel Kébir) vaut aussi le détour, les cantonniers, l’Abbé Tayère, les Lapigne Brothers qui font de l’ombre au Rolling Stones, l’orchestre des Magic Noise (« ne m’appelle pas coin-coin »)

Tous ces personnages sont présentés à l’antenne de Radio-Bourcagneux par la douce mademoiselle Josiane qu’accompagnent Maryse et la surprenante Geneviève Marcassus.

La galerie est trop nombreuse et les oubliés me pardonneront…

Cerise sur le gâteau, périodiquement un épisode du feuilleton « Les feux de labour ».

Le talent de cette joyeuse bande est de nous entraîner dans ses délires, de nous faire croire à ce monde virtuel à tel point que l’on s’installerait bien à la terrasse de « Chez Zézé » ou se faire soigner ses petits bobos à la clinique du professeur Carrère (non, quand même pas !).

Un extrait audio de la gendarmerie (pardon la BILB) mais une visite sur le site officiel sera beaucoup plus enrichissante, c’est ici

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kernoa @ 11:08
Enregistré dans Billevesées
Récré

Posté le Mardi 12 juillet 2011

 

 

 

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Une grande tendresse depuis le lycée pour ce brave bonhomme qui vaut le détour !

Georges FOUREST (1867-1945) était avocat mais ne plaida jamais. Sur ses cartes de visite, il faisait figurer : « Avocat loin la Cour d’Appel ». Il a publié « La Négresse blonde », le « Géranium Ovipare,  » Contes pour les satyres », aux éditions José CORTI.  Tiré d’ici

 

PSEUDO-SONNET AFRICAIN ET GASTRONOMIQUE OU ( PLUS SIMPLEMENT ) REPAS DE FAMILLE

“Au bord du Loudjiji qu’embaument les arômes
des toumbos, le bon roi Makoko s’est assis.
Un m’gannga tatoua de zigzags polychromes
sa peau d’un noir vineux tirant sur le cassis.

 

Il fait nuit : les m’pafous ont des senteurs plus frêles ;
sourd, un marimeba vibre en des temps égaux ;
des alligators d’or grouillent parmi les prêles ;
un vent léger courbe la tête des sorghos ;

 

et le mont Koungoua rond comme une bedaine,
sous la lune aux reflets pâles de molybdène,
se mire dans le fleuve au bleuâtre circuit.

 

Makako reste aveugle à tout ce qui l’entoure ;
avec conviction ce potentat savoure
un bras de son grand-père et je juge trop cuit.”

 

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« Qui était-il  ?  » Ce poète, qui écrivait des vers fort peu bourgeois, vivait comme un bourgeois. Il avait des rentes provenant, je crois, de ses propriétés du Limousin et qui lui permettaient de mener une vie libre de lettré et de curieux. Il était bon père et bon époux, heureux dans sa famille et ne se signalait par aucune excentricité particulière. Au physique, on remarquait sa barbichette pointue et sa calvitie.
Mais si Georges Fourest aimait la blague, si ses vers sont souvent pleins d’humour noir ou de fantaisie légère, il était avant tout un lettré. Grand amateur des petits poètes du XVIIe siècle, Scarron, Saint-Amant, Colletet, d’Assoucy, qu’il reconnaissait pour ses prédécesseurs, il avait également une forte culture philosophique et même théologique (car cet iconoclaste qui plaisantait même sur sa propre mort était un catholique pratiquant). Amoureux des Belles-Lettres, il haïssait les sciences au point de donner dix francs à son fils quand celui-ci avait un zéro en mathématiques. »

Claude Bonnefoy

 

Tiré du site des éditions José Corti, c’est ici (il y a d’autres citations  et non des moindres ainsi qu’une bio qui vaut la peine)

 

Le Cid

Le palais de Gormaz, comte et gobernador
est en deuil; pour jamais dort couché sous la pierre
l’hidalgo dont le sang a rougi la rapière
de Rodrigue appelé le Cid Campeador

Le soir tombe. Invoquant les deux saints Paul et Pierre
Chimène, en voile noirs, s’accoude au mirador
et ses yeux dont les pleurs ont brûlé la paupière
regardent, sans rien voir, mourir le soleil d’or …

Mais un éclair, soudain, fulgure en sa prunelle :
sur la plaza Rodrigue est debout devant elle !
Impassible et hautain, drapé dans sa capa,

le héros meurtrier à pas lents se promène :
« Dieu ! » soupire à part soi la plaintive Chimène,
« qu’il est joli garçon l’assassin de Papa ! »

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Mon préféré pour conclure

Un homme

Justum et tenacem propositi virum
Horace
Gémir, pleurer, prier est également lâche.
Alfred de Vigny

 

Quand le docteur lui dit : « Monsieur, c’est la vérole
indiscutablement ! », quand il fut convaincu
sans pouvoir en douter qu’il était bien cocu
l’Homme n’articula pas la moindre parole.

Quand il réalisa que sa chemise ultime
et son pantalon bleu par un trou laissaient voir
sa fesse gauche et quand il sut que vingt centimes
(oh ! pas même cinq sous !) faisaient tout son avoir

il ne s’arracha point les cheveux, étant chauve,
il ne murmura point : « Que le bon Dieu me sauve ! »
ne se poignarda pas comme eût fait un Romain,

sans pleurer, sans gémir, sans donner aucun signe
d’un veule désespoir, calme, simple, très-digne
il prononça le nom de l’excrément humain.

kernoa @ 6:39
Enregistré dans Littérature
Spéléologie idédéenne dans les gouffres de l’internet

Posté le Lundi 11 juillet 2011

 

 

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http://chantalflury.unblog.fr/wiki/Image:Epinal_image_quichote.jpg

 

 

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http://bibigreycat.blogspot.com/search/label/devinettes

 

 

 

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accident gare Montparnasse1895

 

 

 

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Incendie du Bazar de la charité 1897

 

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Roentgen

 

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Pourquoi dit-on Pierre et Marie et non Marie et Pierre ?

 

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Incontournable

 

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Tensions sociales

 

kernoa @ 9:57
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Abysses….le retour !

Posté le Dimanche 10 juillet 2011

Inné à qui ?

 

On naît ce que l’on est !

 

On est ce que l’on naît !

 

On devient ce que l’on naît !

 

On devient ce que l’on est !

 

On naît ce que l’on devient !

 

On est ce que l’on devient !

 

On hait ce que l’on devient !

 

On devient ce que l’on hait !

 

Et ça dure !

 

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Une petite douche et une bonne nuit de dorme s’imposent !

kernoa @ 12:41
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Drôle de livre

Posté le Samedi 9 juillet 2011

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Tiens ils ont daté le manuscrit de Voynich : première moitié du XVe, il est donc plus ancien qu’annoncé. 

Personne n’y comprend rien et le livre prête à toutes les spéculations du canular à l’alchimie, d’une secte mystérieuse aux extra-terrestres.

Pour ceux qui ne connaissent pas l’histoire voir ici.

Quelques images mais l’intégralité est consultable en ligne ici 

Ces images viennent d’un diaporama national géographic

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S’il pleut et que vous auriez fini les mots fléchés ou le sudoku, vous pouvez toujours vous atteler à la traduction à moins que vous ne préféreriez ceci, beaucoup plus proche et plus facile

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kernoa @ 22:52
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Abysses

Posté le Samedi 9 juillet 2011

Le moral au-dessous de la ligne de flottaison…je vais finir par trouver du pétrole ou des nodules polymétalliques !

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Starry, starry night
Paint your palette blue and gray
Look out on a summer’s day
With eyes that know the darkness in my soul
Shadows on the hills
Sketch the trees and the daffodils
Catch the breeze and the winter chills
In colors on the snowy linen land

Now I understand
What you tried to say to me
How you suffered for your sanity
How you tried to set them free
They would not listen they did not know how
Perhaps they’ll listen now

Starry, starry night
Flaming flowers that brightly blaze
Swirling clouds in violet haze
Reflecting Vincent’s eyes of China blue
Colors changing hue
Morning fields of amber grain
Weathered faces lined in pain
Are soothed beneath the artist’s loving hands

Now I understand
What you tried to say to me
How you suffered for your sanity
How you tried to set them free
They would not listen they did not know how
Perhaps they’ll listen now

For they could not love you
But still your love was true
And when no hope was left in sight
On that starry, starry night
You took your life as lovers often do
But I could have told you Vincent
This world was never meant for one as
beautiful as you

Starry, starry night
Portraits hung in empty halls
Frameless heads on nameless walls
With eyes that watch the world and can’t forget
Like the strangers that you’ve met
The ragged men in ragged clothes
A silver thorn on a bloody rose
Lie crushed and broken on the virgin snow

Now I think I know
What you tried to say to me
How you suffered for your sanity
How you tried to set them free
They would not listen they’re not listening still
Perhaps they never will

Don McLean

kernoa @ 5:13
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Farfouille idédéenne

Posté le Vendredi 8 juillet 2011

La Belle Epoque….vaste programme. Comment ordonner tout cela ? Quel fil conducteur ?

Mais, sac à papier, ce sont les vacances quand même, alors on se calme !

Premières trouvailles malgré tout…

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http://www.labricolette.com/brocante/vente-antiquites/5/affiches-1900.html

 

 

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A BAS LES TRAÎTRES !

Les actes d’ Ullmo et de Berton ont soulevé l’indignation de la France entière

Deux traîtres ont été découverts et arrêtés la même semaine, presque le même jour. L’ un est un jeune officier de marine que des besoins d’ argent sans cesse croissants, nécessités par une existence de dissipation, ont mené jusqu’ au crime – jusqu’ au crime le plus affreux, le crime envers la patrie. L’ autre est un escroc de bas étage qui a profité de son grade d’ officier de territoriale pour négocier avec un espion allemand la livraison de pièces qu’ il avait pu se procurer par des moyens malhonnêtes et qui. intéressent la défense nationale.
Les actes de ces deux misérables ont fait éclater par le pays tout entier des sentiments de colère et d’ indignation que la composition allégorique qui orne notre première page traduit avec autant d’ éloquence que de vérité.

http://cent.ans.free.fr/pj1907/pj88610111907.htm

 

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Extrait de « Le Petit Journal » du dimanche 30 septembre 1900
Nous aurions été heureux de montrer à nos lecteurs les maires de France, la serviette au cou, le ventre à table, en train de savourer le filet de bouf national, mais comme les grenadiers  à Waterloo, nous sommes obligés de nous écrier :

ILS SONT TROP !!!
Songez : vingt-deux mille neuf cent quatre vingt quinze convives.Nous nous rabattrons sur les cuisines ;Encore n’en montrerons-nous qu’un petit coin puisqu’elles se développaient sur quatre kilomètres de long, sans compter le kilomètre des offices.Monsieur Legrand, directeur de la maison Potel et Chabot, qui a organisé et servit ce banquet, à accompli un chef d’ouvre, du haut du ciel, Rabelais, père de gargantua, a du lui sourire affectueusement.n Il avait sous ses ordres trois cent cuisiniers, répartit en douze cuisines ; Si l’on compte leurs marmitons, les garçons de service, les sommeliers, les cavistes, on arrive à un totale de trois milles personnes.Il à fallu deux jours pour mettre le couvert. On à consommé 66 000 petits pains, 22 000 bouteilles de vin ordinaire, 11000 de vins fins,
7 000 de champagne, 10 000 bouteilles d’eau, 1 500 faisans, 2 500 canetons, 2 500 kilogrammes de saumon, 300 kilogrammes de filet de bouf, etc.…, etc.….
Je m’arrête, je n’aurais plus faim de quinze jours.
Tous les ordres « il fallait cela » ont été donnés par le téléphone, tandis que deux automobiles et quatre bicyclettes portaient ceux a qui incombait la surveillance de cette fête de bouche, qui laisse si loin derrière elle les légendaires noces de Gamache.

http://lgrillot.perso.neuf.fr/page109.html

La suite un peu plus tard, ce sont les vacances !!!

kernoa @ 7:44
Enregistré dans Histoire
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