Oh…Ingrat !

Posté le Vendredi 29 juillet 2011

Je vous sais des nerfs d’acier aussi je vous propose ce petit bijou de suce-pince ! C’est un extrait du « Mouton à cinq pattes » d’Henri Verneuil, sorti en 1954

lemoutonacinqpattes1.jpg

 

Je répondrai à la jeunesse qui me reprocherait de passer des extraits de films vieillots pour « faire du meuble » dans le blog d’un auteur qui a autant d’inspiration que la Grèce n’a de liquidités, je répondrai à cette jeunesse qu’elle fasse silence. Les Dents de la mer, L’Exorciste et Massacre à la tronçonneuse ne sont que du comique pipi de chat à côté de ce qui va suivre.

Pourquoi cet extrait me direz-vous ? Pourquoi instiller de la terreur dans le farniente estival ?

Et puis pourquoi classer cet article dans « Littérature » ?
J’ai mon idée, c’est une histoire de poupées gigognes, en fait, c’est le début d’un hommage…

Patience !
On clique sur le lien et…silence, ça commence…

La mouche

kernoa @ 19:13
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L’espérance du monde…pour Nils, Kévin, Hélène…et tous les autres

Posté le Jeudi 28 juillet 2011

Une bonne journée, les enfants sont venus. Ce n’est guère facile d’avoir « entre quatorze et quarante ans  » (dixit Le Forestier à ses débuts), alors juste profiter un peu, se faire un petit plaisir et, une fois tout le monde parti, écouter le père Servat qui a tout compris.

Je ne vous ai jamais entretenu de Gilles Servat (que j’ai rencontré avec plaisir une fois à Vannes, quelle humanité !), c’est étrange parce ce qu’il me suit partout depuis quelques dizaines d’années.

C’est du talent.

Il n’y a pas une semaine que je n’ai une de ses chansons dans la tête.
La jeunesse est l’avenir d’un monde que nous n’avons pas su construire.

Séparées, recomposées, décomposées, fracturées, fracassées ; les familles évoluent, la mienne aussi.

Et guette la solitude…

Mais la jeunesse ?

Ben faut l’aimer mon Blaise, l’aimer d’autant plus que la tienne fut facile, et puis lui dire aussi, lui dire qu’elle a toutes ses chances, surtout lui dire qu’on l’aime !

Quand au breton, faudra s’y mettre parce que c’est une langue qui raconte de bien belles choses.

Alors promis !

servat.jpg

Pour ceux qui ne connaîtraient pas ce grand bonhomme, un petit diaporama sur « Le moulin de Guérande ».

J’aime bien les gens qui font ces diapos, celui-ci est plutôt pas mal (bon, la grand-mère c’est pas ça et puis je crois que les oeillets dont il est question concernent plus les marais salants que les fleurs). Qu’importe !

Les paroles vous permettront d’apprécier la qualité d’écriture de celui qui est à mes yeux un sacré poète.

Merci Gilles !

Le moulin de Guérande
Le bourg de Batz debout sur les marais
Le Croisic tout au bout du grand trait
Sous les veilleurs, les souvenirs m’attendent
Et l’enfance en moi comme un matin

R:
Par-dessus le manteau d’Arlequin
Où les œillets se fendent sous le sol de Saint-Guénolé
Tournaient, tournaient les ailes du moulin de Guérande
Sur le grain de mes jours envolés
Sur le grain de mes jours envolés

Chemin de mer pour talus de rochers
Entonnoir de granit écorché
Passaient nos jeux, passaient nos vies gourmandes
Sur le clair sablier de Port-Lin

La mer a fuit l’auge de Saint-Goustan
A l’orée des lents oiseaux distants
Mon père, penché, ramassait des amandes
Des fruits de nacre et des couteaux marins

Sur son balcon allumé de bouquets
Ma grand-mère qui regarde les quais
Et les marais balançant des guirlandes
De bateaux beaux comme des ravins

Des soirs dorés des vieux cars fabuleux
Le soleil dans le pare-brise bleu
Citron brûlant éblouissante offrande
De l’été déjà sur le déclin
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kernoa @ 10:47
Enregistré dans Littérature
Promotion bourcagneuzaise

Posté le Lundi 25 juillet 2011

Quelle agréable surprise hier !

Par un bref mais solennel message électronique j’ai été fait « Ambassadeur Plénipotentiaire de Bourcagneux. »

( titre honorifique qui ne donne même pas une place assise dans les transports en commun)

parchemin.jpg

 

J’en rougis de fierté !

Sans vergogne aucune j’ai demandé à échanger mon titre d’ »Ambassadeur plénipotentiaire » contre celui de « Nonce Apostolique Bourcagneuzais »

Ce qui me fut accordé sur l’heure.

Vous veillerez donc dorénavant à me donner du « Su Eminenza » ou à la rigueur du « Monsignore »

Allez en paix !

kernoa @ 11:47
Enregistré dans Billevesées
Non, mon Père, pour un temps je ne le refairai plus !

Posté le Lundi 25 juillet 2011

Je ne voudrais pas que ce blog prenne des aspects de scopitone véreux où chacun puisse, à bon marché , faire quelques emplettes mémoriales et s’en aller retourner vivre, autant que faire se peut, en cette époque qui est la nôtre et dans laquelle, pardonnez m’en, j’éprouve quelques difficultés  à me situer.

Un été juste tourné vers un passé pas si lointain, celui d’une jeunesse envolée depuis belle lurette, aussi riche de ses contradictions que de ses (nombreux) talents, à qui il me semble juste de rendre hommage.

D’où la multiplication de messages du type « youtube » ou « dailymotion » avec en filigrane le sacro-saint « Mais vous ne connaissez pas ? » « Permettez-moi… ».

Hypocrisie du bientôt chenu. ( Troisième âge quand tu nous tiens…!)

J’abandonne donc ici (et pour un temps) l’appel aux morts de cette jeunesse évanouie qui fut la mienne, mais dont les souvenirs me furent d’un grand réconfort en ces temps personnels quelque peu troublés.

C’est promis, plus de vieilleries  dans l’avenir (disons pour un temps) ; fini le rétroviseur et les pattes d’éléphant.

Dorénavant ce sera ici et maintenant, ailleurs et demain ou la semaine dernière à la rigueur (Ça m’étonnerait que ça tienne tes résolutions mon bonhomme !)

C’est promis !

Non, juste une exception, léger coup de canif dans notre contrat… Un dernier, pour la route…

Mais non des moindres !

Patrick Abrial, « Chanson pour Marie », dédié à Marie (pas la Bayonnaise que j’embrasse de tout cœur mais qui devrait donner de ses nouvelles), non, la Marie du lycée, à Gilles mon potard préféré, à qui je n’ai jamais rien acheté mais que je sais aussi talentueux que son père et aussi chaleureux que sa mère (Bon chien chasse de race…), et à mon ami,  le grand monsieur de Chalautre-la-Reposte chez qui je me suis conduit comme un goujat, qu’il m’en pardonne..

Et bien sûr à Marie qui se retrouvera peut-être  !

Rappelle-toi Barbara, Marie

Chanson pour Marie de Patrick Abrial

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« Les Enfants Terribles », souvenirs du lycée où nous étions quelques-uns, (et je fus loin d’être des moindres) à essayer d’interpréter « Le Poète et la Rose ». Vous me pardonnerez, l’âge venu, de préférer celle-ci (mais pas de bile tapez « Les Enfants Terribles » et vous aurez « Le poète » et beaucoup d’autres !)

« Wagner », un peu pour ce qui suit (et me poursuit souvent), mais le reste est à l’avenant.

« J’aime Gauguin,
Mon ciel est bleu Gauguin de pluie
Gauguin de pluie
Van Gogh enfin’ »

« J’ai des ailes depuis Rimbaud »

« J’aime Modi, mon ciel est Modigliani »

« Qui restent beaux même à la pluie »

« Je veux vivre la tête au ciel, je veux vivre la tête en l’air »

Profitez-en, c’est précieux !

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kernoa @ 0:35
Enregistré dans Billevesées
Géopolitique des années 70 et Queneau pour préparer le brevet

Posté le Dimanche 24 juillet 2011

Une grosse pensée pour l’ami Jean-Marc voire une bise s’il a rasé sa barbe. Je ne l’ai pas vu depuis presque quarante ans (40 !), la dernière fois dans sa bonne ville de Lyon.

« Frangins de capodastre » : c’est au chanteur du groupe « A trois carreaux de la la marge » que je dois cette expression. Je n’oublie pas que, même à Bergerac, il « était de Janzé ! » pas plus que le  brave clébart du talentueux harmoniciste avec son bandana rouge en guise de collier.

Jean-Marc qui chantait « Le flic de Paris » et qui m’a fait connaître ce météore de Jehan Jonas.

Allez, pas d’hésitation, les youtube et dailymotion en sont riches, allez faire un tour vous ne regretterez pas.

En attendant, un petit hors d’oeuvre (c’est de la géopolitique mais on est un peu loin de Bernard Guetta !)

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kernoa @ 9:28
Enregistré dans Histoire
Pas grand-chose dans la musette !

Posté le Samedi 23 juillet 2011

Ben oui, y’a des jours comme ça, on prend des bonnes résolutions et puis ça s’étiole pour un rien, une course à faire, un bout de Tour de France….des bricoles quoi !

Et puis aussi pas trop de gnac non plus (de façon générale pas beaucoup d’envie d’ailleurs).

On canape, on s’invente des urgences, des obligations et au bout du bout y’en a pas lourd dans le panier.

Un petit peu quand même, j’étais parti à la chasse aux mots, le vocabulaire de la basoche, je n’ai pas été déçu (et encore, je n’ai pas creusé dans « l’ancien »). Je vous livre ma récolte.

Partage de tinel.

Perprise

Recollement.

Titre nouvel.

Résiliation de fesande.

Vente à réméré

Commodat

Exhérédation

Extranéité

Préciput

Pour la traduction bon courage !

En chinant pour trouver cela je suis tombé sur ce site surprenant ici

Beaucoup de liens morts mais encore de quoi s’amuser un peu, profitons-en !

 

kernoa @ 17:45
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Colas Breugnon bon bourguignon

Posté le Vendredi 22 juillet 2011

Ce brave monsieur Sylvestre, dont je vous contais l’autre jour, professeur de français et de travail manuel (Dervé, à tes outils ! Sylvaine à tes aiguilles ma bonne militante !), celui qui m’apprit à me servir d’une pelle (j’en reparlerai), nous servit un beau jour ce petit texte en dictée. C’est du Romain Rolland (Colas Breugnon)

Surprise des « apprenants » ça rime et ce n’est pas une récit’ !

Je retins le texte puis plus tard, beaucoup plus tard, j’achetai le livre. J’avais envie ce jour d’y jeter un coup d’œil mais où le trouver dans mon fichu capharnaüm ? Recherche vaine car les étagères bas de gamme d’une célèbre marque suédoise suffisant à ranger une double rangée de livres de poche, le travail eût été surhumain en ces temps de vacances.

Jean Ray déjà me prit du temps…mais j’en vins à bout !

 

http://pegasus.ouvaton.org/article.php3?id_article=190

peintureromainrolland.jpg

 

Tombé heureusement, semble-t-il, dans le domaine public, je retrouvai vite le petit bijou sur la toile, c’est ici

Voici donc le fameux texte (nul besoin de le réécrire il… « résonne de loin dans mon âme attendrie »)

« Neuf heures alors sonnaient. Nous allions en Béyant, le trajet n’est pas long. Mais au pont de Beuvron, on s’arrête en passant (il faut bien s’informer de la santé des gens), pour saluer Fétu, Gadin et Trinquet dit Beau-Jean, qui commencent leur journée, assis sur la chaussée, à regarder l’eau couler. On devise, un moment, de la pluie et du beau temps. »

 Souvenirs, plaisir de la lecture, texte connu mais encore à découvrir (cent fois sur le métier…), tels ces bâtons de réglisse que l’on mâchouillait jusqu’à la fibre et qui, au bout du bout, étaient encore capables de vous surprendre.

 J’ai retrouvé ce petit passage ignoré en premières lectures car, à l’époque je n’y pensais guère, estimant à tout le moins nos dirigeants acquis à nul autre intérêt qu’à celui de la collectivité ! Gobe-lune que j’étais!

A la différence du cinéma, toute allusion à quelques personnes vivantes est bien entendu volontaire.

Merci Romain, de ta langue et de tes idées !

« Mais qui me dira pourquoi ont été mis sur terre tous ces animaux-là, tous ces genpillehommes, ces politiques, ces grands seigneurs, qui de notre France sont saigneurs, et, de sa gloire toujours chantant, vident ses poches proprement, qui, non rassasiés de ronger nos deniers, prétendent dévorer les greniers étrangers, menacent l’Allemagne, convoitent l’Italie, et dans le gynécée du grand Turc fourrent leur nez, qui voudraient absorber la moitié de la terre, et qui ne sauraient pas même y planter des choux !… Allons, paix, mon ami, ne te fais point de bile ! Tout est bien comme il est… en attendant qu’un jour nous le fassions meilleur (ce sera le plus tôt qu’il nous sera possible). Il n’est si triste bête qui ne puisse servir. J’ai ouï raconter qu’une fois, le bon Dieu (mais, Seigneur, je ne parle aujourd’hui que de vous ! ) avec Pierre se promenant, vit dans le faubourg de Béyant, sur le seuil de sa porte, assise, une femme se morfondant. Elle s’ennuyait tant que notre Père, cherchant dans sa bonté de cœur, de sa poche, dit-on, tira un cent de poux, les lui jeta, et dit : « Prenez, ma fille, amusez-vous ! » Lors la femme, se réveillant, partit en chasse ; et chaque fois qu’elle agrippait une bestiole, elle riait de contentement. C’est même charité, sans doute, si le Ciel nous a gratifiés, afin de nous distraire, de ces bêtes à deux pieds qui nous rognent la laine. Soyons donc gais, ô gué ! Vermine est, paraît-il, indice de santé. (Vermine, ce sont nos maîtres.) Réjouissons-nous, mes frères : car personne, en ce cas, n’est mieux portant que nous… Et puis, je vous dirai (à l’oreille) : « Patience ! nous tenons le bon bout. La froidure, les gelées, la canaille des camps et celle de la cour n’ont qu’un temps, s’en iront. La bonne terre reste, et nous pour l’engrosser. D’une seule ventrée, elle aura réparé… En attendant, buvons le fond de ma feuillette ! Il faut faire la place aux vendanges à venir. »

kernoa @ 7:59
Enregistré dans Littérature
Si tu me payes un verre…

Posté le Jeudi 21 juillet 2011

Rien aujourd’hui ou plutôt juste cela…..Merci monsieur Dimey ! Salut Serge !

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kernoa @ 8:21
Enregistré dans Musique
Métempsychose

Posté le Mercredi 20 juillet 2011

bruant.jpg

 

Je veux être réincarné en bruant-zizi !

kernoa @ 13:09
Enregistré dans Billevesées
Rirette

Posté le Mardi 19 juillet 2011

Ca grisouille, ça vente, ça pissote et ça fait pas chaud…une journée de vacances à faire regretter le boulot. Une messagerie aussi vide que les infos du midi de TF1, quelques pubs qui s’incrustent comme des berniques sur un rocher breton…

Pas bien folichon tout ça. 

Et puis me voilà tout secoué!

Cette histoire des femmes à la Belle Epoque me turlupinait un peu, j’ai voulu en savoir davantage. Internet n’est guère avare pour peu qu’on veuille trier le bon grain de l’ivraie comme disait monsieur le curé.

Et j’ai trouvé Rirette !

Un site de mémoire, documenté, illustré, sympa… Merci et bravo à ceux qui nous éclairent le passé. C’est ici et que l’on ne se prive pas de s’y précipiter !

Mais revenons à Rirette…..

J’avais déjà lu Victor Serge (du temps où je fréquentait les éditions Spartacus) mais j’ignorais tout de sa compagne.

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Une pleine vie d’idéal, de générosité, de tendresse.

Pauvre benêts arrogants que nous sommes qui croyons avoir tout inventé, tout pensé.

Que de grandes questions « soixante huitardes » se posaient déjà à cette époque : le travail, l’éducation, l’amour, les autres… (« Toujours une assiette pour le compagnon de passage »)

Ce petit bout de femme pareille à celles « en cheveux (tenue plus choquante à l’époque que le port du foulard), sans corsets, et chaussées de sandales Kneipp », qui fait un an de préventive à Saint-Lazare avant d’être acquittée dans l’affaire de la « bande à Bonnot » .

Celle qui épouse Victor Serge à la prison de Melun puis leur relation …tumultueuse.

Celle enfin qui «emménagea place du Louvre dans un petit deux pièces mansardé, où elle demeura jusqu’à la fin de sa vie, entourée de chats et de livres, exerçant sa profession de correctrice aussi longtemps qu’elle a conservé la vue car le grand drame de sa vieillesse a été d’être frappée de quasi-cécité. »

J’aurais eu bien du plaisir à te rencontrer mais tu es partie ……en juin 1968, farceuse !

Salut, Rirette !

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Pour en savoir plus sur les militantes anarchistes individualistes : des femmes libres à la Belle Époque c’est ici


kernoa @ 7:59
Enregistré dans Histoire
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