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Archive pour la catégorie « Musique »

Un rat est venu dans ma chambre…

Rien à dire ce soir. Mon Phaéton demeure rassuré, la France n’a pas été touchée par l’affreux nuage de Tchernobyl. Quelques malfaçons dans nos centrales, mais dormez tranquilles, braves gens, tout va bien.

Phaéton a eu le mot de la fin « Comment les croire ? ». Rien à lui répondre, dans ce pays où les nuages s’arrêtent à la frontière et le pouvoir d’achat ne fait qu’augmenter.

Et dire que mon père en est décédé de cette foutue glande, trois ans plus tard.

Il y a des doutes (sérieux en Corse) et tant d’autres…..

Mais non, circulez, y’a rien à voir. Reviens-nous, Père Coluche, je sais bien c’est mieux là-haut, mais une petite visite d’ici le printemps nous donnerait du coeur à l’ouvrage.

 

Allez, cessons de braire, un coup de chapeau au père Mac Orlan. Je sais, certains diront que pendant la guerre….Le sujet a déjà été abordé.

Le texte est sympa, la musique aussi mais le mariage des deux  à mon avis les sublime. C’est aussi un clin d’oeil à mon lointain ami Jean-Marcel, poète de son état même s’il faisait quelques piges à l’EN.

Si vous appréciez le style, la Chanson de Margaret n’est pas mal non plus, quel texte ! C’est ici 

De chanson réaliste on ne fait guère mieux que Sainte-Savine, chanson d’un autre temps mais qui me parle encore.

J’ai confié à Phaéton que de ces chansons (il existe un livre) ma préférée se trouvait sur le CD d’un petit éditeur de Toulouse qui fait ma foi de bien belles choses (ici, et n’hésitez pas à fouiller le site, il y a des pépites !), ma préférée donc parle de Bel-Abbès où l’on perd sa graisse et ses illusions….

Mais ce soir allons donc à Londres retrouver ce  » couteau perfide et glacé »

 

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La fille de Londres

Un rat est venu dans ma chambre
Il a rongé la souricière
Il a arrêté la pendule
Et renversé le pot à bière
Je l’ai pris entre mes bras blancs
Il était chaud comme un enfant
Je l’ai bercé bien tendrement
Et je lui chantais doucement :

Dors mon rat, mon flic, dors mon vieux bobby
Ne siffle pas sur les quais endormis
Quand je tiendrai la main de mon chéri

Un Chinois est sorti de l’ombre
Un Chinois a regardé Londres
Sa casquette était de marine
Ornée d’une ancre coraline
Devant la porte de Charly
A Penny Fields, j’lui ai souri,
Dans le silence de la nuit
En chuchotant je lui ai dit :

Je voudrais je voudrais je n’sais trop quoi
Je voudrais ne plus entendre ma voix
J’ai peur j’ai peur de toi j’ai peur de moi

Sur son maillot de laine bleue
On pouvait lire en lettres rondes
Le nom d’une vieille « Compagnie »
Qui, paraît-il, fait l’tour du monde
Nous sommes entrés chez Charly
A Penny Fields, loin des soucis,
Et j’ai dansé toute la nuit
Avec mon Chin’toc ébloui

Et chez Charly, il faisait jour et chaud
Tess jouait « Daisy Bell » sur son vieux piano
Un piano avec des dents de chameau

J’ai conduit l’Chinois dans ma chambre
Il a mis le rat à la porte
Il a arrêté la pendule
Et renversé le pot à bière
Je l’ai pris dans mes bras tremblants
Pour le bercer comme un enfant
ll s’est endormi sur le dos…
Alors j’lui ai pris son couteau…

C’était un couteau perfide et glacé
Un sale couteau rouge de vérité
Un sale couteau rouge sans spécialité.

1953 Mac-Orlan Germaine Montéro



Giani (per Karine que parla italiano)

( Musique )

Juste une chose comme ça, une petite chose, un grand artiste de mon enfance. Vous le faire découvrir, c’est quasi impossible, le talent ne rentre pas dans un ordi, aussi grand soit-il. Alors juste une chanson, je vous demande d’aller au bout, c’est tout.

Ciao Giani !

Merci

Kernoa

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Grisoune rentrée

De retour de ces virtuelles vacances au pays des souvenirs je croyais échapper à la traditionnelle déprimante rentrée avec son lot de courrier qui s’empile, pelouse aux allures de forêt équatoriale, poussière accumulée, cours à préparer dans l’urgence et angoissant relevé bancaire avec un gros chiffre en bas mais un – (moins) devant.

Amis lecteurs qui m’avez accompagné tout au long de ce périple je vous en remercie. Si parmi vous certains subissent l’épreuve ci-dessus relatée, je vous rassure.

Des vacances virtuelles ne vous mettent pas à l’abri des principaux symptômes d’une rentrée bien réelle. Phaéton se repose, je vais faire en sorte de le laisser dormir le plus longtemps possible, inutile de le déranger avec mes petits soucis.

D’ailleurs, au fond de moi, une petite musique me dit que ce retour dans le réel, avec sa cohorte d’habituels soucis,  donne davantage de valeur à ces virtuelles vacances, un petit goût de plus vrai et c’est loin d’être désagréable.

Pas trop terribles les infos ces temps-ci. Madame Royal, qui a sans doute revu une énième rediffusion des « 12 salopards » se propose de faire encadrer les détenus par des militaires. Je croyais que la mission d’un soldat était de faire la guerre (ou de permettre à d’autres de la faire) et non de la réinsertion sociale.

Le ministre de l’intérieur limogerait un fonctionnaire pour manque de résultats contre la délinquance marseillaise. A l’aune des promesses de 2007 si l’on applique le même principe à nos dirigeants, et que l’on juge le bilan, il me semble que notre pays va bientôt se trouver dépourvu d’exécutif.

Je vous quitte, j’ai du courrier à trier, du ménage à faire et tellement d’autres choses….

Une très belle dernière pour se donner du courage. Un grand coup de chapeau à Louis Capart, poète de grand talent, qui sait si bien chanter son Enezsun (son Ile de Sein).

Cela donne envie d’aller vélocer par là-bas non ?

 

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Héritage sénan
Nous sommes du pays où la mer et le vent
Ont donné aux rêves des enfants
Le goût salin des pierres usées par les embruns
Et la pluie compagne des chagrins (bis)
Un pays si petit face au grand océan
Qu’on ne voit pas son ombre au couchant
Un trait sur l’horizon fait de quelques maisons
De granit et de brun goémon (bis)

Ici par grand soleil aux langueurs des étés
Peu de plages où l’on vient se dorer
Un nuage effacé ne fait pas oublier
Qu’une vague peut tout emporter (bis)
D’une roche fragile à l’abord des gros temps
Bateau frêle à la cape souvent
Quand la Vieille au levant et l’Ar Men au Ponant
Veillent toujours la vie des Sénans (bis)

Nous sommes d’un pays qu’on ne quitte jamais
Que l’on porte en soi comme un secret
Comme un rêve un peu fou d’inscrire au fond de nous
Toute l’histoire de ce Caillou

L’Ile de Sein rebelle à l’usure des vents
Tient debout et porte ses enfants
Ceux qui restent l’hiver ou ceux qu’une misère
A poussés vers d’autres continents (bis)
C’est la Voix de notre île entendue dans la ville
A l’écho des douleurs de l’exil
Qui unit chaque feuille que la vie éparpille
Et refait l’arbre de la famille (bis)

Ce bel arbre nomade aux branches vagabondes
Qui jetait des ponts vers d’autres mondes
Revient toujours à terre au cour de l’île-mère
Où ses pas mènent au cimetière (bis)
Croisée des grands chemins des vivants des défunts
Quand de loin le passé nous revient
En écriture d’or près d’un nom familier
On découvre « Joie aux trépassés »(bis)

Refrain

Des pierres du village aux murs des petits champs
Chacun porte héritage d’antan
Quand l’horizon marin vers la Chaussée de Sein
Etait pour l’île son grand jardin. (bis)
Des siècles disparus le Sénan est têtu
Il a pris Patience pour vertu
Quand du Sud en Guilcher, du nord en « Loup de mer »
Quelqu’un porte toujours nos bannières (bis)

Dans le noir dont les femmes habillent la tristesse
Un îlien voit toujours la tendresse
Qui éclaire sous la Jibilinenn austère
Le beau visage d’une grand-mère (bis)
Lui racontant le soir de si belles histoires
Qu’elles sont restées dans sa mémoire
Comme autant de chansons empreintes du breton
Le plus beau, celui de la Maison (bis)

Refrain

Sur la route du phare où l’on flâne rêveurs
Au Nifran, au Lenn ou au Gueveur
Au Men Brial en vue des bateaux attendus
On jette l’ancre sur l’imprévu (bis)
Le monde se refait dans les bistrots des quais
Où l’on va Iliens ou Paimpolais
Par marées de bonheur ou de mélancolie
On pourrait chanter toute la nuit(bis)

Refrain

«Qui voit Sein voit sa fin», «Nul n’a franchi le Raz
Sans connaître ni peur ni Dégâts»
Ces dictons répétés qu’on voudrait oublier
Reviennent à l’heure d’embarquer (bis)
D’Audierne ou Douarnenez l’Enez Sun est passé
Par des grains, des vagues déchaînées
Mais l’on garde quand même cette crainte du jour
D’un possible départ sans retour (bis)

Notre petit royaume aux mille paysages
Mille roches aux terribles visages
Nous apporte la paix lorsque le vent se tait
Que l’île reprend vie sur les quais (bis)
Des ruelles on entend le rire des enfants
Ou Kornog à l’église en passant
Quitter l’île à l’instant s’éloigner du rocher
Ce serait partir à l’étranger (bis)

Refrain



Allons à Lorient

( Musique )

Nous sommes passés dire bonjour à Saint-Goustan à Auray et nous voici à Lorient. C’est une ville que j’aime beaucoup. Je vais aller faire un tour à Colbert et Dupuy pour voir s’il n’y aurait pas deux ou trois anciens de l’EDAP 56 ; j’aimerais leur dire merci de m’avoir appris mon boulot. Et s’il reste cinq minutes je passerai à l’UBS saluer Eric Limousin (directeur de la fac, bravo !). Le père Chappé je devrais le trouver au « Parisien » à cette heure, on pourra causer de Terre-Neuve, j’ai encore tant à apprendre…

Phaéton est perplexe « Tu pousses le bouchon un peu loin, et tes lecteurs ? »

Je les laisse en bonne compagnie, avec « Shangaïé », groupe éphémère mais ô combien talentueux. Le choix a été difficile mais j’ai tranché (comme on dit à l’Elysée, cela m’a toujours fait rire d’imaginer le Président, à son étal, habillé en chevillard, à débiter un quartier de boeuf ). Ce sera « Aux quais du vieux Lorient »

 

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Je suis sûr de ce qui va suivre…. »Ils sont chinois tes musiciens ? »

Mais non Phaéton. Un shangaïé c’est un marin enrôlé de force pour compléter un équipage. La ruse marchait pas mal non plus, on saoûlait le pauvre bougre qui se réveillait…en pleine mer et pour un sacré bout de temps.

Bon, comme la chanson est un peu longue, j’ai trouvé les paroles sur internet.

Bonne écoute ! (et j’insiste, c’est un fichu bon CD)

 

 

Aux Quais du Vieux Lorient

Aux quais du vieux Lorient
Accostent lentement
De lourds vaisseaux marchands
Tout alourdis d’épices
De soieries de diamants
Guidés par les courants
Dont les caresses glissent
Tout au long de leurs flancs
Comme une main complice
Comme une main d’amant

Aux quais du vieux Lorient
Des bateaux noirs et blancs
S’amarrent bout au vent
Tout tatoués de sel
Moisson de l’océan
Tout enivrés des vents
Qu’ils dérobent au ciel
De l’acier des haubans
Qui tranchent et qui flagellent
Au gré de leurs tourments

Aux quais du vieux Lorient
Des jeunes de cent ans
Et des vieux de vingt ans
Tout encombrés de rêves
Débarquent en riant
Débarquent en chantant
Pour l’escale trop brève
Des amours d’un moment
Qui commencent et s’achèvent
On sait trop bien comment

Aux quais du vieux Lorient
Des filles en bonnet blanc
Attendent coeur battant
Ceux du gaillard d’arrière
Ceux du gaillard d’avant
De retour du Levant
Mais se taisent trop fières
Pour se mettre en avant
Pour être les premières
A l’heure des serments

Aux quais du vieux Lorient
Des coureurs d’océans
Revenus triomphants
Offrent aux équipages
Quelques heures de bon temps
Dans des bouges bruyants
Où les coeur font naufrage
Sous les coups de trident
Des filles trop volages
Qui offrent leurs vingt ans

Sur les quais de Lorient
Se donnent au plus galant
S’éloignent en riant
Abandonnant légères
Des bouffées de printemps
Du bonheur d’un instant
Des amours éphémères
Qui s’envolent au vent
Des prochaines croisières
Loin des quais de Lorient

Aux quais du vieux Lorient
Des filles en bonnet blanc
Attendent coeur battant
Ceux du gaillard d’arrière
Ceux du gaillard d’avant
De retour du Levant
Des amours éphémères
Qui s’envolent au vent
Des prochaines croisières
Loin des quais de Lorient.

 



Le monde bouillonnant du diato, pleins de boutons mais ni maladie ni guerre

( Musique )

Résumé des épisodes précédents

J’ai pris coutume de mener Phaéton en laisse courte car si je le sais véloce je n’ignore rien de son âge canonique. Aussi nous contentons-nous du train-train habituel : Phaéton boulot, Phaéton dodo, Phaéton bistrot (pour le tabac et rester informé des nouvelles du monde).

Pour les grands déplacements je fais confiance à une voiture du peuple d’Outre-Rhin qui me donne toute satisfaction, le vieux bougre s’y est fait et l’accepte, certes pas de bon gré, mais sans toutefois trop rechigner. Sage Phaéton ! Je sais que l’âge avance et qu’il va bien me falloir agir de même.

Une exception toutefois, pendant les vacances nous nous autorisons quelque (modeste) aventure lointaine, hors du diocèse. Cette année, hélas, un peu pour des raisons d’économies drastiques (il me plaît de penser que si grands Etats sont dans la même mouise), et surtout pour une accidentelle conjoncture, nous sommes contraints de rester en la nichée. Si je ne m’en plains pas (pourquoi les ferais-je ?), ce vieux ronchon ne m’en a quand même pas moins touché deux mots hier.

Magnanime (ce qui n’est guère dans ma pratique) je lui ai offert un voyage virtuel dans mes souvenirs, m’engageant à ne garder que du bon et jeter les scories par la fenêtre (attention dehors car il y en a pas mal !)

Un tout petit voyage, cher lecteur, ne te mets pas martel en tête, l’habitude est perdue d’aller un mois dans le midi faire le croque-monsieur (ou madame, c’est selon). Le Français d’aujourd’hui voyage court mais souvent et peut-être plus loin (ça je ne suis pas sûr que ça dure). Je parle bien sûr de ceux qui ont la chance de partir dans notre France si riche, les autres n’ont qu’à déplacer leur meubles, ça les changera !

Phaéton est prêt à partir, il est tout attentif ; peu importe l’heure dans ces voyages virtuels, on ne risque pas d’être en retard, un avantage non négligeable.

Au fait nous partons vers l’Ouest. Bien sûr cher lecteur, puisque tu ne sais d’où nous sommes, tu n’es guère avancé ; alors pour faire vite :

- Le périphérique toulousain : franchi dans la seconde.

- Idem pour la traversée de Bordeaux

- Le long ruban qui va jusqu’à Fontenay le Comte qui est si pénible de durée d’habitude, oublié dans l’heure.

Et là j’ai dit « Halte ! »

Phaéton s’en est étonné « Pourquoi s’arrêter ici ? »

« A cause d’un grand bonhomme, un artiste artisan ou un artisan artiste comme tu veux, c’est immanquable ! »

Quelle audace de ma part, j’allais raconter à ce brave Phaéton une visite que je n’avais jamais faite. Ben tant pis, il devra faire avec….

Je vais ajouter du virtuel dans le virtuel.

Un diato, cher Phaéton, c’est un accordéon qui a la particularité, si l’on appuie sur un bouton, de jouer une note différente si l’on pousse ou si l’on tire, à la différence du chromatique qui lui joue la même note (je dis cela pour faire simple car cela peut se compliquer comme les modifications génétiques de Marc Sérafini par exemple cf un peu plus bas). De la musique pour diato il y en a un peu partout, des pays de l’Est à la Scandinavie, du monde celtique au « Tex-Mex » américain, de l’Italie jusqu’à nos amis les Cajuns sans oublier tous les ports où se braillent nos bons vieux chants de marins. Bien joué c’est beau, ça a parfois un côté un peu triste, nostalgique, comme les chansons de Mac Orlan. Tiens, profite donc des conseils de Cyrille Brotto qui interprète la « valse israélienne », c’est un très grand !

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Ca a l’air facile la perfection non ?

Si la musique est belle tu n’auras pas manqué de constater que l’instrument l’est aussi. Un diato se fabrique : beaucoup débutent sur un bon vieil Hohner 2915 (oublions vite les vilaines imitations chinoises) mais pour la gamme au-dessus il faut choisir son « facteur », son luthier si tu préfères.

Certains ne jurent que par Castagnari ou Saltarelle (Italie) mais notre beau pays a aussi ses créateurs, je voudrais ici rendre hommage au talent de quelques uns d’entre eux (que les autres me pardonnent mais pour tous ceux que cela intéresse une liste assez complète se trouve ici). Une amicale pensée au passage à Thierry Beuze (Atelier de l’accordéon près de Quimper) chez qui ma chère et tendre m’a fait cadeau de ce petit Bouèbe de chez Saltarelle dont je joue si mal (pardon Thierry mais les cours étaient loin et tard, je n’ai pas donné suite mais à la retraite je m’y remets, promis). Thierry est aussi membre du groupe Deu’s ta).

Pour les curieux et les amoureux des beaux objets jetez donc un coup d’oeil près à Toulouse : la-BAF de Marc Serafini, n’hésitez pas à parcourir son site, voilà un monsieur qui allie l’humour et le talent (Baf).

La Corrèze ne produit pas que d’ancien (et futur ?) Présidents de la République, on trouve à Tulle les établissements Maugein  

Le Sud n’est pas en reste avec Yvus

A ne pas manquer à La Chapelle sur Erdre, monsieur Bertrand Gaillard

Je vois bien dans l’oeil de Phaéton qu’il n’est pas insensible à la qualité de toutes ces petites merveilles. Avec ta complicité, et si tu n’es pas trop las de me lire cher lecteur, nous allons faire une petite pause pédagogique.

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Phaéton n’est pas tombé dans le panneau, il a bien remarqué que ce n’était pas du diato mais du chroma. En effet Dominique Rivière joue « Le canal en Octobre » sur un « Chaville » de chez Saltarelle. Il joue bien le bougre non ? Il m’a écrit que l’accordéon n’était pas sa spécialité mais plutôt les cordes. A l’écoute de son CD ou sur son site on peut s’en faire une idée, n’hésitez pas à y aller c’est du talent à l’état pur. Merci Dominique.

Tania Rutkowski fait de bien jolies choses aussi.

Quelle diversité dans ce monde du diato : tous les âges, tous les styles, les professeurs hélas sont bien peu nombreux dans certaines régions. Il existe des méthodes, des tablatures comme en proposent par exemple les édtiions Caruhel.

Ca mutualise aussi beaucoup sur internet, en particulier autour de l’excellent logiciel Tabledit .

Surtout il y monsieur Anicet le Marre dont le site vous expliquera tout sur le diato et vous aidera beaucoup dans l’apprentissage.

Maintenant, mon vieux Phaéton, avant d’aller visiter l’ami Stéphane, un coucou au passage à Bernard Loffet, facteur d’accordéons à Caudan (Morbihan). Question « technique » son site est une mine, on peut aussi y admirer ses réalisations. Je n’oublie pas que, pendant qu’il « décoinçait »un des boutons du petit Bouèbe, il a gentiment laissé Nils (un de ses nombreux admirateurs) visiter l’atelier en lui fournissant toutes les explications nécessaires. Qu’il en soit remercié.

Appréciez le savoir-faire du bonhomme  sur un de ses instruments (ce qui prouve que ce n’est pas parce que l’on a pas de chaussures qu’on est dépourvu de talent, fouillez dans les videos, vous comprendrez pourquoi ! Bravo Bernard !)

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Tu sais, cher Phaéton, que c’est plutôt difficile de s’y retrouver dans tout cela. Point n’est question pour nous de choisir le meilleur, ils le sont sans doute tous. Mais j’ai mes attirances, allons de ce pas chez l’ami Stéphane, car vois-tu, en l’état des choses, c’est avec lui que j’aimerais faire affaire.

Rien de rationnel là-dedans, mes humbles connaissances en la matière ne sont nullement le garant de mon choix. C’est du ressenti, du « feeling » comme on dit au pays des hamburgers, mais tiens entre donc, nous sommes arrivés.

Je lui demande de me pardonner de lui avoir piqué deux photos.

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Peut-être faut-il chercher l’explication ici

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Comme d’autres artistes il lui faut un an voire plus pour faire un accordéon, c’est tout dire !

Allez vite sur son site « Les accordéons du Marais »

Mais ce n’est pas tout, il a fait plein de vidéos dont une série qui détaille la fabrication d’un diato c’est ici : http://www.youtube.com/user/abedambondiou

Vous avez vu le nom « abedambondiou », on est bien à l’Ouest. Alors on va se faire un petit plaisir

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Ça sent la salée hein mon vieux Phaéton, puis tu as vu le « L » : c’est ue de ses réalisations. Il en a d’autres et de qualité, tiens tu connais Languidic Phaéton ?

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Bel objet que ce « Maestro ». Pour ma part j’ai un faible pour la « Sirène » mais j’ai assez volé pour aujourd’hui pour vous montrer « le plaisir de jouer avec ma sirène » fouillez dans les vidéos et appréciez la bonne humeur et les copains. Apportez éventuellement une télécommande pour vidéo, ça devrait trouver son utilité.

Change rien, Stéphane. Et qui sait, un jour de meilleures finances, j’ai déjà ce père Phaéton qui souhaite revenir!

 

 



Penn Sardinn

( Musique )

Ca y’était, l’article de demain était dans la poche. Plus guère qu’une question de grifonnage, pardon de « tapuscrit »comme on dit dans les milieux autorisés. J’allais vous conter de « Taillevent », groupe de chants de marins des environs de Vannes. Excellent groupe qui depuis une vingtaine d’années me donne envie de monter sur le pont et de partir au large mais, sniff, là où j’habite la plage est grande.

Je les connais les bonshommes, deux très bien, un coeur gros comme ça et plus de questions dans la tête que de réponses toutes faites. Bien sûr l’âge avance et les gammas aussi, mais ne vous inquiétez pas, c’est de l’acacia, ça tient la marée et ça ne va pas chavirer dans le premier petit grain venu.

Mon fiston m’a ramené leur dernier CD : « Poblou an aodou » (Peuples des côtes). Bons textes, bonne interprétation (ça déraille parfois juste ce qu’il faut pour que l’on prenne conscience que c’est élevé sous la mère cette musique-là, pas de la lobotomie industrielle). Je précise que, si celui-là est bon, les autres ne sont pas mal non plus, alors si vous voulez vous faire un petit cadeau….

taillevent.jpg

Long voyage à faire avec le fiston, il introduit le disque, je n’avais jamais entendu le CD, et là surprise !

Boum, le coup de foudre pour la seconde chanson. Je voulais en discuter avec vous aujourd’hui mais l’affaire s’est compliquée.

D’avance se faire une opinion, qu’ils me pardonnent l’emprunt

Bonne écoute, je reviens un peu plus bas !

Bon, alors elle est bien la chanson non ?

Je voulais faire un petit topo sur cette affaire des sardinières. J’ai cherché et….je suis tombé en admiration devant l’auteure, Claude Michel.

Drôle d’aventure que cette chanson. Voilà de quoi dire aux geignards qui pensent que notre belle jeunesse (hors H.IV) n’est plus bonne à grand-chose, un petit coup d’oeil vers là où le soleil se couche pourrait bien les contredire.

Je vous laisse apprécier le parcours de la dame puis son interprétation et mille bombardes fasse Bélénos que l’on en rencontre davantage des gens comme elle. Chapeau collègue !

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Et voilà le résultat, ça donne bien envie de retourner dans la rue même si depuis pas mal de temps (2003 ?) nos dirigeants s’en foutent !

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Bon pour la grève des sardinières consultez Gogol ! (ça vaut la peine)

 

 



Si tu me payes un verre…

( Musique )

Rien aujourd’hui ou plutôt juste cela…..Merci monsieur Dimey ! Salut Serge !

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