Virtuels zigzags

Posté le 25 août 2011

Phaéton dispose d’une stéréo de très bonne qualité à la pointe de ce qui se fait de mieux. Je vous rappelle que nous voyageons virtuellement et s’il me plait de mettre la dernière née de chez Bang et Olufsen dans mon canonique Phaéton, elle y sera fonctionnelle car tel est mon bon plaisir.

Je vous sens avides d’écouter comme nous, eh bien déchantez mes seigneurs ! Je n’abuserai pas du grand Gilles une fois de plus. Contentez-vous des paroles (ça « choujoune » sur la fin, comprenne qui pourra)

La route de Kemper Lyrics

Gilles Servat

Le ciel est rose dans mon rétro
Le printemps pose des bécots sur les collines
A l’Ouest obscur passent des hermines
Des renards, des cygnes et les chevaux d’Arthur

Je file je roule sur la route de Quimper
Où le monde est celtique
Où les canards sont bleus
Sur les herbes jaunies du mont Frugy
D’autres feuillages poseront leurs ombres

Y’a du coltar sur les panneaux
Les noms des villes portent des sacrés cocards
Dans le matin le soleil couvre
La peinture noire de chauds reflets d’espoir

Je file je roule sur la route de Quimper
Où le monde est celtique
Où les canards sont bleus
Sur les herbes jaunies du mont Frugy
D’autres feuillages poseront leurs ombres

J’en ai passé du temps là-bas
Dans la fraîcheur des marronniers en fleurs
Sur le fer frais des passerelles
Je regardais les poissons dans l’Odet

Je file je roule sur la route de Quimper
Où le monde est celtique
Où les canards sont bleus
Sur les herbes jaunies du mont Frugy
D’autres feuillages poseront leurs ombres

J’ai tant pleuré quand le grand bruit
A fracassé les hêtres dans la nuit
Replantés par des mains d’enfants
Leurs fruits préparent des arbres encore plus grands

Je file je roule sur la route de Quimper
Où le monde est celtique
Où les canards sont bleus
Sur les herbes jaunies du mont Frugy
D’autres feuillages poseront leurs ombres

Em fenn e tiwan gerioù iskis
Bravoc’h eget gwez an nevez-amzer
Kanan a ran e brezhoneg
Vel ul laouenan va unan em c’harr-tan

War an hent braz ‘moan o vont da Gemper
Keltiek ar bed du-hont
Ha glas an houidi
War grap kraz ha melen Menez Fruji
Delioù all a ledo dizale o disheol

Vous avez bien tout lu ? Alors allez faire un tour ici, c’est mieux prononcé par le papa de ces vers, que je ne sais plus quel cuistre trouvé sur internet, critiquait de fort méchante humeur, car en Bretagne « les canards ne sont pas bleus ». Cretinus Maximum, petit homme à courte vue, bien sûr qu’il y en a, comme des « chevaux d’Arthur », encore faut-il pouvoir les distinguer, comme disait Le Forestier

 

« Savent pas que les oiseaux ont des ailes.
Quand on a des visières,
On ne regarde pas le ciel. « 

 

Nous y sommes sur la route de Quimper, mais nous n’y allons pas, on joue le jeu, la musique s’arrête quand on prend à droite, vers le Nord. Ce qui est bien dans ces voyages virtuels, c’est que l’on peut tout se permettre.

 

Et nous voici dans les Côtes d’Armor.

 

Un arrêt à Callac d’abord. Vous ne connaissez pas Callac ? La capitale de l’épagneul. D’épagneul, quand j’y étais je n’en ai pas vu. Mais pas mal d’autres choses.

D’abord, me direz-vous; pourquoi Callac ? Bonne question. Partis de notre maison pour des terres lointaines il s’avérât impossible de ne point revenir respirer l’air marin (à Callac ?) et de manger deux trois galettes en baisant un bolée de cidre (vous vous y faites au gallo ?).

 

Parodiant Roger et Fred, disou et contou de leur état, j’ai tapé sur Gogol « Gîtes de France », « Gîtes de Bertayn »  et j’ai trouvé Pont-Melvez. En gros, je t’explique car tu me sembles un peu perdu : c’est (presque) à mi-chemin entre Guingamp et Callac. Pas ben loin de Carhaix.

C’est du Centre-Bretagne tout ça.

Bonne pioche ! Le premier gîte loué est devenu « le gîte ». C’est vrai qu’il avait des airs de notre ancienne demeure. Mais si nous étions seuls dans notre « sauvagerie » celui-ci était dans un village (j’ai déjà expliqué le mot).

Et quel village ! La grande maison des Anglais sur la droite. Ils ont beaucoup acheté il y a quelques années; les Anglais. Souvent des ruines qu’ils retapaient (mal). La maison des Anglais n’était pas une ruine et puis je crois savoir qu’ils étaient Gallois (ce qui change tout). Grosse communauté anglophone à l’époque (à l’intermarché du coin, deux hebdomadaires rien qu’en anglais, des trucs qui parlaient aux anglais installés en Bretagne, pas de la reine-mère !).

Bon, on n’a pas trop causé avec les Gallois. Par contre ils ont adopté notre chien qui y passait ses journées, à jouer avec les gosses.

Nous on avait surtout nos voisins d’en face. Augustina et Jobic (c’est le diminutif de Joseph). Pas ben loin de 180 ans aux prunes tous les deux. Tiens je ne vous ai pas dit, c’est pays bretonnant ici. En français on insiste sur des syllabes auxquelles nous n’avons pas l’habitude, c’est réchauffant à entendre.

On les a bien aimés nos anciens. Et puis un mot aussi pour nos « propriétaires » ; des gens gentils que je voudrais biser une dernière fois. Merci à tous pour ces si nombreux séjours.

Pas facile à dire mais…..changez rien, je vous aime.

 

 

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