Ce soir, j’ai essayé d’être sage.

Posté le Dimanche 18 septembre 2011

Un bout de brouillon, écrit dimanche il y a une semaine, que je reprends aujourd’hui…..

« Oui braves gens, avec l’accord de mon bon Phaéton, nous avons regardé la télévision. C’était Murdoch sur la Troisième. Une sorte de polar scientifique qui se passe au Canada à l’orée du 20ème. Pas mal fait, du scénario, des acteurs honnêtes, c’est bien filmé. Bon, je garde une préférence pour les Brigades du Tigre qui ont ensoleillé ma (tardive) jeunesse. N’est pas Pierre Maguelon qui veut !

Trois épisodes à suivre….

J’ai vu le premier dans son entier, une histoire autour d’Houdini, le roi de l’évasion. La pétune me manquait, je suis sorti pour en griller une et j’ai bien sûr raté le début du deuxième. Bon, j’ai pris le train en route de cette affaire de prostituée assassinée, mais j’ai mal suivi, la vessie me taraudait quelque peu. Je suis quand même allé au bout mais j’allais exploser. Le soulagement fut grand de pouvoir se libérer.

Hélas, à peine revenu, le troisième épisode était déjà commencé.

J’ai éteint le poste comme disait ma grand-mère, je suis allé en griller une petite et me voici. »

J’ai récidivé ce soir et même galère. Une vraie mitrailleuse à épisodes, toujours trois à suivre, quasi non-stop.

J’ai repensé à notre président du temps de son hyperprésidence, à cette annonce lors d’une conférence de presse, de supprimer la pub en soirée (un petit cadeau aux copains de TF1 ?). Je sais bien qu’il n’est pas entièrement responsable, que la chaîne publique pourrait faire un effort pour aérer ses programmes. Il n’empêche, je ne peux m’empêcher de penser que cette oukase m’aura gâché une partie de la soirée.

Toutefois attention, un peuple que l’on décolle de l’hypnotique écran risque de se mettre à réfléchir !

A propos de télé, nous avons regardé l’ex-président du FMI pendant quelques minutes, nous avons vite changé de chaîne, écoeurés de ce faux acte de contrition totalement récité.

J’ai mal à la gauche !

kernoa @ 6:13
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Un rat est venu dans ma chambre…

Posté le Dimanche 11 septembre 2011

Rien à dire ce soir. Mon Phaéton demeure rassuré, la France n’a pas été touchée par l’affreux nuage de Tchernobyl. Quelques malfaçons dans nos centrales, mais dormez tranquilles, braves gens, tout va bien.

Phaéton a eu le mot de la fin « Comment les croire ? ». Rien à lui répondre, dans ce pays où les nuages s’arrêtent à la frontière et le pouvoir d’achat ne fait qu’augmenter.

Et dire que mon père en est décédé de cette foutue glande, trois ans plus tard.

Il y a des doutes (sérieux en Corse) et tant d’autres…..

Mais non, circulez, y’a rien à voir. Reviens-nous, Père Coluche, je sais bien c’est mieux là-haut, mais une petite visite d’ici le printemps nous donnerait du coeur à l’ouvrage.

 

Allez, cessons de braire, un coup de chapeau au père Mac Orlan. Je sais, certains diront que pendant la guerre….Le sujet a déjà été abordé.

Le texte est sympa, la musique aussi mais le mariage des deux  à mon avis les sublime. C’est aussi un clin d’oeil à mon lointain ami Jean-Marcel, poète de son état même s’il faisait quelques piges à l’EN.

Si vous appréciez le style, la Chanson de Margaret n’est pas mal non plus, quel texte ! C’est ici 

De chanson réaliste on ne fait guère mieux que Sainte-Savine, chanson d’un autre temps mais qui me parle encore.

J’ai confié à Phaéton que de ces chansons (il existe un livre) ma préférée se trouvait sur le CD d’un petit éditeur de Toulouse qui fait ma foi de bien belles choses (ici, et n’hésitez pas à fouiller le site, il y a des pépites !), ma préférée donc parle de Bel-Abbès où l’on perd sa graisse et ses illusions….

Mais ce soir allons donc à Londres retrouver ce  » couteau perfide et glacé »

 

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La fille de Londres

Un rat est venu dans ma chambre
Il a rongé la souricière
Il a arrêté la pendule
Et renversé le pot à bière
Je l’ai pris entre mes bras blancs
Il était chaud comme un enfant
Je l’ai bercé bien tendrement
Et je lui chantais doucement :

Dors mon rat, mon flic, dors mon vieux bobby
Ne siffle pas sur les quais endormis
Quand je tiendrai la main de mon chéri

Un Chinois est sorti de l’ombre
Un Chinois a regardé Londres
Sa casquette était de marine
Ornée d’une ancre coraline
Devant la porte de Charly
A Penny Fields, j’lui ai souri,
Dans le silence de la nuit
En chuchotant je lui ai dit :

Je voudrais je voudrais je n’sais trop quoi
Je voudrais ne plus entendre ma voix
J’ai peur j’ai peur de toi j’ai peur de moi

Sur son maillot de laine bleue
On pouvait lire en lettres rondes
Le nom d’une vieille « Compagnie »
Qui, paraît-il, fait l’tour du monde
Nous sommes entrés chez Charly
A Penny Fields, loin des soucis,
Et j’ai dansé toute la nuit
Avec mon Chin’toc ébloui

Et chez Charly, il faisait jour et chaud
Tess jouait « Daisy Bell » sur son vieux piano
Un piano avec des dents de chameau

J’ai conduit l’Chinois dans ma chambre
Il a mis le rat à la porte
Il a arrêté la pendule
Et renversé le pot à bière
Je l’ai pris dans mes bras tremblants
Pour le bercer comme un enfant
ll s’est endormi sur le dos…
Alors j’lui ai pris son couteau…

C’était un couteau perfide et glacé
Un sale couteau rouge de vérité
Un sale couteau rouge sans spécialité.

1953 Mac-Orlan Germaine Montéro

kernoa @ 19:58
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Pour Hervé. Donnez-nous aujourd’hui notre brouet quotidien

Posté le Samedi 10 septembre 2011

Salut bon homme

Nous saurons sûrement gérer le « comment » mais je pense que le « pourquoi » n’aura de cesse de nous hanter. Ce n’est pas la meilleure de Mark Knopfler (musicalement et poétiquement parlant) mais elle est de circonstance.

Maigre cadeau mais du fond du coeur.

A bientôt sur ta passerelle, captain !

 

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Everything was in there
That you’d want to see
Corned beef and onions
And true love
Turnips and tinned tomatoes
Parsnips and a few potatoes
A couple extra blessings
From above

Now this here mingle-mangle
Was my best one yet
A big old bad goulash
Worth waiting for
And i’m just about to dip my can
Taste some brotherhood of man
When I get a feeling
That there’s a flaw

Who put old pigweed
In the mulligan
Was it you
Who put old pigweed
In the mulligan stew
I close my eyes
For just a minute
What do you do
Who put old pigweed
In the mulligan stew

You won’t find self-improvement or philosophy
In a dumpster sitting by
The kitchen door
There’s plenty leek and humble pie
Ain’t too much ham on rye
Sometimes I wonder
What i’m looking for

But a spoonful of forgiveness
Goes a long, long way
And we all should do our best
To get along
Add a pinch of kindness crumbling
To your loving dumpling
Okra for thickening
When something’s wrong

But who put old pigweed
In the mulligan
Was it you
Who put old pigweed
In the mulligan stew
I close my eyes
For just a minute
What do you do
Who put old pigweed
In the mulligan stew

kernoa @ 19:56
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Scissiparité éducative

Posté le Mardi 6 septembre 2011

Quelques jours de silence. Au fond, ce n’est pas plus mal. Phaéton me faisait justement remarquer qu’en cet été finissant les médias de toutes sortes nous abreuvaient de discours, petites phrases, propositions diverses qui, selon lui, contribuaient plus qu’à l’accoutumée à faire grimper le thermomètre de l’idiotie (sans parler de celui de la mauvaise foi dont il s’étonne qu’il n’ait déjà rendu l’âme). Brave ami, il était fort furieux : lui qui d’habitude s’en tient à un langage sinon châtié, du moins correct, osât même me confier à l’oreille (vous me pardonnerez, je cite) « Il y a une fichue défaillance du filtre à cons en notre beau pays en ce moment ».

Je voulais vous entretenir de lansquenets, colichemarde et flamberge (un petit coup d’internet à propos de ce terme me mit quelque peu en émoi car il me conduisit direct en une ville que je connais assez bien où l’an 1419 fut meurtri Jehan de Bourgogne).

Ce sera pour plus tard car mon compère a lourdement insisté pour évoquer ce surprenant projet éducatif qui nous vint aux oreilles un peu avant les vacances : regrouper les élèves par classe et non par zone. En gros, un »collège » pour les 6e-5e et un autre pour les 4e-3e, tout ceci pour faciliter la « mixité sociale » et que les « grands » n’embêtent pas les petits. Pourquoi jouer « petit bras » s’est enflammé Phaéton, allons plus loin ! Nous savons bien que, devenus des 5e les ex-petits 6e, font valoir leur « supériorité » sur les nouveaux entrants. N’en va-t-il pas de même dans nos prestigieuses grandes écoles ?

Alors poussons le bouchon me suggéra-t-il. Un collège par classe, une école primaire par niveau (pour que les CM2 ne rackettent pas le goûter des CP).

« Mais Phaéton, mon bon bon, quid des redoublants ?

- On les isole ! ». Il était remonté.

Je pensai au « blanc manteau d’églises » de notre beau Moyen-Age et j’entrevis toutes ces écoles, je vis des profs se saluer « T’es où en ce moment ? » « En 5e à Mondoubleau, j’ai demandé ma mut pour la 4e mais ça sera dur car y’a du monde ».

Avec quelques regrets j’ai rangé mes outils sanguinaires des guerres de la Renaissance pour vous faire passer le message. Ce sera pour plus tard, j’ai promis. Il a raison mon complice, quand on sabre à tout va dans les effectifs, quand on réduit les moyens, quand on méprise concertation et personnels, quand on casse à grands bras au lieu de réparer, il faut bien compenser en « ouvrant le filtre » !

kernoa @ 19:21
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Le ministre m’a gâché la rentrée….

Posté le Samedi 3 septembre 2011

Je me suis dépoussiéré le cartable, pris à la hâte quelques stylos rescapés de la dernière campagne ainsi qu’un (tout) petit cahier, réveillé mon vieux complice et nous avons repris le chemin des écoliers. La radio était sur France-inter qui recevait monsieur Chatel, actuel ministre de l’Educ’Nat et donc mon patron de tutelle.

Nous ne partageons pas les mêmes idées (valeurs ?), je ne m’en plains pas. « La démocratie est le pire des systèmes mais on n’en a pas trouvé de meilleur ».

Je mentionnerais juste la dialectique (choquante à mes yeux) concernant les salaires : « Nous avons revalorisé de 10% les enseignants en début de carrière, connaissez-vous un pays qui ait revalorisé les enseignants de 10% ? ». Au fait, les journalistes, pourquoi n’avoir pas corrigé le propos ? Nous n’étions plus dans la confrontation d’idées mais un peu pas mal dans la mauvaise foi.
J’écoutais des auditeurs (enseignants, parents) se plaindre du nombre d’élèves par classe. Imperturbable, the big Boss affirmait que la moyenne nationale est à 25, il admit, que dans certains cas , ce pouvait être un peu supérieur. Mais dans la Haute-Marne il y a des classes à 15 ! Et de s’arc-bouter sur ces statistiques. En gros, j’ai 1000, tu as zéro, mais tu n’as pas le droit de te plaindre puisqu’en moyenne nous avons 500. Essaie donc de boucler ton budget avec ces 500 là !

Puis vint le couplet sur la qualité !

J’ai garé Phaéton à sa place habituelle, fais la bise aux copines, salué mes vieux marlous de collègues et en route pour la rituelle grand-messe de début d’année.

Question effectifs nos 3èmes sont quasi toutes à 30, dont celles où nous accueillons nos élèves handicapés. Il va falloir aussi loger l’auxiliaire de vie scolaire qui les accompagne (quelques heures, les moyens ont un peu fondu) dans des salles dont pas mal étaient à l’origine  prévues pour 24 !

J’ai repensé au ministre et me suis dit que faute de demander une mutation pour la Haute-Marne il ne serait pas mal de relire « La Nausée ».

 

Petit kado pour ceux qui ne connaitraient de Soldat Louis que « Du rhum, des femmes… », ils ont fait de bien belles choses aussi, comme « Femmes de Légendes » ou « C’est un pays »..

 

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Femmes de Légendes
Ombres courbées sous l’orage
Ombres du vent
Lassées des outrages de l’océan
Portées pas d’autres images
Ou d’autres temps
Ames sombres et fragiles
Armées de silence
De granit et d’argile
De siècles d’errances

Ombres sur la lande
Brisées de chagrin
Femmes de légendes
Le regard si loin
Elles attendent qu’ils rentrent
Elles attendent en vain
Ne veulent rien entendre
Du ciel qui s’éteint

Ombres de tous les rivages
Ombres du vent
Tenues en otages aussi longtemps
Face à l’écume sauvage
De vos tourments
Vos amours vous appellent
Les vagues vous disent
L’attente est plus cruelle
La mort sans surprise

Ombres sur la lande
Brisées de chagrin
Femmes de légende
Le regard si loin
Elles attendent qu’ils rentrent
Elles attendent en vain
Ne veulent rien entendre
Du ciel qui s’éteint

kernoa @ 7:32
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Giani (per Karine que parla italiano)

Posté le Mardi 30 août 2011

Juste une chose comme ça, une petite chose, un grand artiste de mon enfance. Vous le faire découvrir, c’est quasi impossible, le talent ne rentre pas dans un ordi, aussi grand soit-il. Alors juste une chanson, je vous demande d’aller au bout, c’est tout.

Ciao Giani !

Merci

Kernoa

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kernoa @ 0:18
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Grisoune rentrée

Posté le Lundi 29 août 2011

De retour de ces virtuelles vacances au pays des souvenirs je croyais échapper à la traditionnelle déprimante rentrée avec son lot de courrier qui s’empile, pelouse aux allures de forêt équatoriale, poussière accumulée, cours à préparer dans l’urgence et angoissant relevé bancaire avec un gros chiffre en bas mais un – (moins) devant.

Amis lecteurs qui m’avez accompagné tout au long de ce périple je vous en remercie. Si parmi vous certains subissent l’épreuve ci-dessus relatée, je vous rassure.

Des vacances virtuelles ne vous mettent pas à l’abri des principaux symptômes d’une rentrée bien réelle. Phaéton se repose, je vais faire en sorte de le laisser dormir le plus longtemps possible, inutile de le déranger avec mes petits soucis.

D’ailleurs, au fond de moi, une petite musique me dit que ce retour dans le réel, avec sa cohorte d’habituels soucis,  donne davantage de valeur à ces virtuelles vacances, un petit goût de plus vrai et c’est loin d’être désagréable.

Pas trop terribles les infos ces temps-ci. Madame Royal, qui a sans doute revu une énième rediffusion des « 12 salopards » se propose de faire encadrer les détenus par des militaires. Je croyais que la mission d’un soldat était de faire la guerre (ou de permettre à d’autres de la faire) et non de la réinsertion sociale.

Le ministre de l’intérieur limogerait un fonctionnaire pour manque de résultats contre la délinquance marseillaise. A l’aune des promesses de 2007 si l’on applique le même principe à nos dirigeants, et que l’on juge le bilan, il me semble que notre pays va bientôt se trouver dépourvu d’exécutif.

Je vous quitte, j’ai du courrier à trier, du ménage à faire et tellement d’autres choses….

Une très belle dernière pour se donner du courage. Un grand coup de chapeau à Louis Capart, poète de grand talent, qui sait si bien chanter son Enezsun (son Ile de Sein).

Cela donne envie d’aller vélocer par là-bas non ?

 

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Héritage sénan
Nous sommes du pays où la mer et le vent
Ont donné aux rêves des enfants
Le goût salin des pierres usées par les embruns
Et la pluie compagne des chagrins (bis)
Un pays si petit face au grand océan
Qu’on ne voit pas son ombre au couchant
Un trait sur l’horizon fait de quelques maisons
De granit et de brun goémon (bis)

Ici par grand soleil aux langueurs des étés
Peu de plages où l’on vient se dorer
Un nuage effacé ne fait pas oublier
Qu’une vague peut tout emporter (bis)
D’une roche fragile à l’abord des gros temps
Bateau frêle à la cape souvent
Quand la Vieille au levant et l’Ar Men au Ponant
Veillent toujours la vie des Sénans (bis)

Nous sommes d’un pays qu’on ne quitte jamais
Que l’on porte en soi comme un secret
Comme un rêve un peu fou d’inscrire au fond de nous
Toute l’histoire de ce Caillou

L’Ile de Sein rebelle à l’usure des vents
Tient debout et porte ses enfants
Ceux qui restent l’hiver ou ceux qu’une misère
A poussés vers d’autres continents (bis)
C’est la Voix de notre île entendue dans la ville
A l’écho des douleurs de l’exil
Qui unit chaque feuille que la vie éparpille
Et refait l’arbre de la famille (bis)

Ce bel arbre nomade aux branches vagabondes
Qui jetait des ponts vers d’autres mondes
Revient toujours à terre au cour de l’île-mère
Où ses pas mènent au cimetière (bis)
Croisée des grands chemins des vivants des défunts
Quand de loin le passé nous revient
En écriture d’or près d’un nom familier
On découvre « Joie aux trépassés »(bis)

Refrain

Des pierres du village aux murs des petits champs
Chacun porte héritage d’antan
Quand l’horizon marin vers la Chaussée de Sein
Etait pour l’île son grand jardin. (bis)
Des siècles disparus le Sénan est têtu
Il a pris Patience pour vertu
Quand du Sud en Guilcher, du nord en « Loup de mer »
Quelqu’un porte toujours nos bannières (bis)

Dans le noir dont les femmes habillent la tristesse
Un îlien voit toujours la tendresse
Qui éclaire sous la Jibilinenn austère
Le beau visage d’une grand-mère (bis)
Lui racontant le soir de si belles histoires
Qu’elles sont restées dans sa mémoire
Comme autant de chansons empreintes du breton
Le plus beau, celui de la Maison (bis)

Refrain

Sur la route du phare où l’on flâne rêveurs
Au Nifran, au Lenn ou au Gueveur
Au Men Brial en vue des bateaux attendus
On jette l’ancre sur l’imprévu (bis)
Le monde se refait dans les bistrots des quais
Où l’on va Iliens ou Paimpolais
Par marées de bonheur ou de mélancolie
On pourrait chanter toute la nuit(bis)

Refrain

«Qui voit Sein voit sa fin», «Nul n’a franchi le Raz
Sans connaître ni peur ni Dégâts»
Ces dictons répétés qu’on voudrait oublier
Reviennent à l’heure d’embarquer (bis)
D’Audierne ou Douarnenez l’Enez Sun est passé
Par des grains, des vagues déchaînées
Mais l’on garde quand même cette crainte du jour
D’un possible départ sans retour (bis)

Notre petit royaume aux mille paysages
Mille roches aux terribles visages
Nous apporte la paix lorsque le vent se tait
Que l’île reprend vie sur les quais (bis)
Des ruelles on entend le rire des enfants
Ou Kornog à l’église en passant
Quitter l’île à l’instant s’éloigner du rocher
Ce serait partir à l’étranger (bis)

Refrain

kernoa @ 8:52
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Ils osent tout…

Posté le Vendredi 26 août 2011

Ce n’est pas parce que nous faisons du tourisme virtuel que nous ne suivons pas d’hexagonales nouvelles. j’ai souri devant la prestation de notre premier ministre aux gros sourcils.

Pour résorber la dette…
En premier : ils vont taxer davantage l’alcool dont j’use, de façon modérée, mais fréquente

Ensuite pétuner nous va nous coûter plus cher

Enfin, mes enfants qui boivent une boisson, dont le nom rappelle une certaine drogue, vont payer davantage.

Et l’on n’augmente pas les impôts !

Donc, si j’en crois ce triste sire de premier ministre sur mon étrange lucarne,, ma famille et moi-même allons contribuer à combler un déficit (dont nous ne sommes guère responsables) autant que n’importe quel buveur d’eau, non fumeur et sans addiction aux boissons américaines.

Ce qui est, sans aucun doute, une mesure démocratique.

Pardonnez-moi, chers lecteurs, cette trivialité, mais j’ai quand même l’impression que l’on se fiche du monde (pour ne pas dire que l’on se fout de notre gueule !)

Les riches futurs contributeurs pour boucher le trou,  au fait c’est 200 millions, TEPA c’est 15 milliards !

Rendez-vous au printemps !

kernoa @ 23:22
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Brest…et les environs

Posté le Vendredi 26 août 2011

On a fait vite hein ?

Nous sommes à Brest, enfin à Plouzané, pas ben loin.

C’est la sortie des élèves de Kerallan, les profs vont suivre. Toujours en retard, l’équipe d’hist-géo. Sans doute un nouveau projet ! J’ai vu là du beau monde, je voudrais, en premier biser Nathalie et Marie-Pierre. Pourquoi Nath en premier, ben parce que j’ai résidé chez elle, j’ai pu apprécier le dynamisme des enfants, leur gentillesse et puis son mari qui, sans en avoir l’air, est un sacré bonhomme.

Je souhaite au fiston tous les athlétiques succès possibles ; si tu rencontres quelques soucis sur le plat, Phaéton va t’apprendre à vélocer. C’est un maître !

Grande fille, j’ai entendu parler de mega-puzzle, des dizaines de milliers de pièces. Si ça te dit, baguette magique et on agrandit la maison.

Marie-Pierre, je jure du feu de dieu (sans majuscule, comme à l’école), la prochaine fois que l’on fait un échange, je viens avec deux musclés, style pilars de rugby, tu auras moins d’ennuis qu’avec deux filles, profs d’EPS, qui ont quand même réussi à te bousiller ton plumard tout neuf. Salue ton mari pour nous (Phaéton est dans le coup).

Merci pour les crêpes (différentes des galettes), de l’ambiance, de tout le reste et de Camaret !. Une bise à la Dame du Kig Ha Fars du bout de la terre, sa soirée reste gravée.

kernoa @ 15:48
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Virtuels zigzags

Posté le Jeudi 25 août 2011

Phaéton dispose d’une stéréo de très bonne qualité à la pointe de ce qui se fait de mieux. Je vous rappelle que nous voyageons virtuellement et s’il me plait de mettre la dernière née de chez Bang et Olufsen dans mon canonique Phaéton, elle y sera fonctionnelle car tel est mon bon plaisir.

Je vous sens avides d’écouter comme nous, eh bien déchantez mes seigneurs ! Je n’abuserai pas du grand Gilles une fois de plus. Contentez-vous des paroles (ça « choujoune » sur la fin, comprenne qui pourra)

La route de Kemper Lyrics

Gilles Servat

Le ciel est rose dans mon rétro
Le printemps pose des bécots sur les collines
A l’Ouest obscur passent des hermines
Des renards, des cygnes et les chevaux d’Arthur

Je file je roule sur la route de Quimper
Où le monde est celtique
Où les canards sont bleus
Sur les herbes jaunies du mont Frugy
D’autres feuillages poseront leurs ombres

Y’a du coltar sur les panneaux
Les noms des villes portent des sacrés cocards
Dans le matin le soleil couvre
La peinture noire de chauds reflets d’espoir

Je file je roule sur la route de Quimper
Où le monde est celtique
Où les canards sont bleus
Sur les herbes jaunies du mont Frugy
D’autres feuillages poseront leurs ombres

J’en ai passé du temps là-bas
Dans la fraîcheur des marronniers en fleurs
Sur le fer frais des passerelles
Je regardais les poissons dans l’Odet

Je file je roule sur la route de Quimper
Où le monde est celtique
Où les canards sont bleus
Sur les herbes jaunies du mont Frugy
D’autres feuillages poseront leurs ombres

J’ai tant pleuré quand le grand bruit
A fracassé les hêtres dans la nuit
Replantés par des mains d’enfants
Leurs fruits préparent des arbres encore plus grands

Je file je roule sur la route de Quimper
Où le monde est celtique
Où les canards sont bleus
Sur les herbes jaunies du mont Frugy
D’autres feuillages poseront leurs ombres

Em fenn e tiwan gerioù iskis
Bravoc’h eget gwez an nevez-amzer
Kanan a ran e brezhoneg
Vel ul laouenan va unan em c’harr-tan

War an hent braz ‘moan o vont da Gemper
Keltiek ar bed du-hont
Ha glas an houidi
War grap kraz ha melen Menez Fruji
Delioù all a ledo dizale o disheol

Vous avez bien tout lu ? Alors allez faire un tour ici, c’est mieux prononcé par le papa de ces vers, que je ne sais plus quel cuistre trouvé sur internet, critiquait de fort méchante humeur, car en Bretagne « les canards ne sont pas bleus ». Cretinus Maximum, petit homme à courte vue, bien sûr qu’il y en a, comme des « chevaux d’Arthur », encore faut-il pouvoir les distinguer, comme disait Le Forestier

 

« Savent pas que les oiseaux ont des ailes.
Quand on a des visières,
On ne regarde pas le ciel.  »

 

Nous y sommes sur la route de Quimper, mais nous n’y allons pas, on joue le jeu, la musique s’arrête quand on prend à droite, vers le Nord. Ce qui est bien dans ces voyages virtuels, c’est que l’on peut tout se permettre.

 

Et nous voici dans les Côtes d’Armor.

 

Un arrêt à Callac d’abord. Vous ne connaissez pas Callac ? La capitale de l’épagneul. D’épagneul, quand j’y étais je n’en ai pas vu. Mais pas mal d’autres choses.

D’abord, me direz-vous; pourquoi Callac ? Bonne question. Partis de notre maison pour des terres lointaines il s’avérât impossible de ne point revenir respirer l’air marin (à Callac ?) et de manger deux trois galettes en baisant un bolée de cidre (vous vous y faites au gallo ?).

 

Parodiant Roger et Fred, disou et contou de leur état, j’ai tapé sur Gogol « Gîtes de France », « Gîtes de Bertayn »  et j’ai trouvé Pont-Melvez. En gros, je t’explique car tu me sembles un peu perdu : c’est (presque) à mi-chemin entre Guingamp et Callac. Pas ben loin de Carhaix.

C’est du Centre-Bretagne tout ça.

Bonne pioche ! Le premier gîte loué est devenu « le gîte ». C’est vrai qu’il avait des airs de notre ancienne demeure. Mais si nous étions seuls dans notre « sauvagerie » celui-ci était dans un village (j’ai déjà expliqué le mot).

Et quel village ! La grande maison des Anglais sur la droite. Ils ont beaucoup acheté il y a quelques années; les Anglais. Souvent des ruines qu’ils retapaient (mal). La maison des Anglais n’était pas une ruine et puis je crois savoir qu’ils étaient Gallois (ce qui change tout). Grosse communauté anglophone à l’époque (à l’intermarché du coin, deux hebdomadaires rien qu’en anglais, des trucs qui parlaient aux anglais installés en Bretagne, pas de la reine-mère !).

Bon, on n’a pas trop causé avec les Gallois. Par contre ils ont adopté notre chien qui y passait ses journées, à jouer avec les gosses.

Nous on avait surtout nos voisins d’en face. Augustina et Jobic (c’est le diminutif de Joseph). Pas ben loin de 180 ans aux prunes tous les deux. Tiens je ne vous ai pas dit, c’est pays bretonnant ici. En français on insiste sur des syllabes auxquelles nous n’avons pas l’habitude, c’est réchauffant à entendre.

On les a bien aimés nos anciens. Et puis un mot aussi pour nos « propriétaires » ; des gens gentils que je voudrais biser une dernière fois. Merci à tous pour ces si nombreux séjours.

Pas facile à dire mais…..changez rien, je vous aime.

 

 

kernoa @ 15:49
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